Je ne connais aucun condamné, aucun disparu, aucun suicidé, aucune rupture. J'ai une famille et des amis sur qui compter. Des animaux qui m'occupent, me consolent et que j'aime. Je souris une fois par jour, je pleure moins souvent. J'ai un toit sous lequel me réfugier et pour pouvoir manger. J'ai des frères et s½urs avec qui je m'entends bien. Un meilleur ami. Je suis en bonne santé et ne souffre d'aucune carence. J'oublie souvent que je connais aussi la maladie. Elle devient banale, quotidienne. Pourtant elle est là. Toujours présente. Et puis la mort, à laquelle je reste la plus sensible. Elle m'a marquée, touchée, brisée en plein bonheur. Elle m'a fait connaitre l'inquiétude, le manque, la tristesse, le regret... Pourtant je sais que le pire reste à venir. Je n'ai encore rien vu mais en ai déjà l'expérience. J'aurais bien voulu en acquérir dans un autre domaine. On passe de journées à épuiser ses larmes sans vraiment réaliser, puis on devient pudique au fil des mois, attendant d'être seul pour enfin se relâcher. Puis on finit par s'en remettre. Mais on s'en souvient. Et on craint les prochaines à venir, on regarde différemment ceux qu'on aime en tâchant de prendre conscience qu'un jour ils ne seront plus là. Et on pleure, comme si c'était vrai, on y croit.
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# Posté le dimanche 09 août 2009 16:02

Si je suis mort, Sauras-tu mourir ?

Il y a suffisamment de passionnés, suffisamment de fan, suffisamment d'amis, suffisamment d'amoureux. Suffisamment de peine a en pleurer, de déprimes, suffisamment de c½ur sensibles. Et d'âmes corrompues. Suffisamment de joie. Suffisamment d'êtres à rencontrer, pour accorder une importance à une personne, une seule et unique personne. Avons-nous notre importance sur terre ? Au fond, c'est triste à dire, mais non. De passage sur terre, on arrive, on passe, et puis un jour on s'en va, plus ou moins tôt peut-être. On s'en va de son plein grès, ou non. Simplement parce la vie en a décidé autrement.

On rencontre toujours des êtres nouveaux & formidables. Et on est heureux. On vit pleinement ces moments-là, du moins on essaye. Mais un jour, plus rien. Du jour au lendemain. Tout se renverse, on se rend compte que finalement, c'est peut-être pas si réciproque que ça, et qu'il semblerais bien que l'on puisse se passer de nous. On aimerait pouvoir en faire de même, mais impossible. Un désir d'évasion s'installe, un désir d'oubli. Et puis le temps passe, et tout s'efface. Soit c'est la peine qui s'est effacée peu à peu, soit on s'est effacé nous même se cloîtrant dans sa peine.

Et la vie continue.

# Posté le dimanche 10 août 2008 13:31

Modifié le vendredi 02 janvier 2009 16:14

Une page qui se tourne..

Une page qui se tourne..
J'en parlais déjà beaucoup, cela ne fait aujourd'hui que s'accentuer. Un évènement de plus, et je réalise qu'ils seront de plus en plus nombreux dans ma vie. J'avance, pour le meilleur comme pour le pire, comme on dit. Un instant où le temps s'arrête, les émotions aussi. Un vide qui se forme en nous, nous laissons dans une absence profonde. Surtout ne pas chercher à s'en défaire. Les valeurs et les désirs ne sont plus, les peines non plus, d'ailleurs. Apprendre à accorder de la vraie importance aux choses, voilà la leçon. Assis devant le cercueil. Son nom gravé dessus sur une plaque dorée. Un regard profond qui s'évade peu à peu, changement du quotidien me laissant sans repères, dans une totale irréalité. Des souvenirs qui refont surface, et les larmes qui commencent à monter. Mais tu tiens. 25 février il est 10h19, on frappe à la porte. Le corbillard est arrivé. On transporte le cercueil jusqu'à sa fin, précédé de notre route. On rencontre les gens dans une situation identique à la notre. Les saluant, on démarre cette espèce de marche funèbre. Vêtus de noir et de larmes, nous sommes réunis dans cette même pièce, autour d'elle. Je n'aurais jamais imaginé une fin. Je me rends compte qu'il y en aura une prochaine. Silence. Ces regards perdus, perdus de vue depuis trop longtemps. Retrouvés en cette malheureuse occasion. On capture des instants et réalise « que ça lui plairait certainement, nous tous réunis». Mais trop tard. C'est toujours ainsi.

# Posté le lundi 20 avril 2009 13:02

Modifié le mercredi 22 avril 2009 12:05

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Car j'ai toujours été indépendante et à la recherche de meilleur, je n'ai jamais été réellement comblée. Pour moi, tout pouvais toujours être mieux. Alors je laissais tout le monde sur les côtés, quitte à ne plus leurs parler, tant pis, je ne me souciais point. Au final, j'ai gardé contact avec plusieurs d'entre eux. Mais je voulais tout recommencer à zéro, nouveaux amis, nouveau lycée, nouveau travail, nouvelle classe : juste nouvelle vie. Le changement fait toujours du bien. Et chaque année passée, j'ai réussi à former mieux, à me bâtir mon propre univers et me réconcilier avec la race humaine que je n'appréciais guère jusque-là. J'ai découvert qu'on pouvait avoir des gens bien à ses côtés, qui sont là pour toi, pour t'amuser, qui sont sincères et bons. Des gens qui me ressemblaient. Au fil des années, j'approuvais cela, et de mieux en mieux, toujours. C'est ça la magie de la jeunesse. Une belle illusion que chaque instant qui passe est plus merveilleux qu'hier. Eh oui. L'année dernière déjà, j'ai cru que j'étais au maximum, et j'ai pensé, je dois l'avouer, à suivre les amis avant mon orientation personnelle. J'ai enfin compris pourquoi mes parents m'ont répété cela, et j'ai arrêté de prendre les gens qui le faisait, pour des cons. Mais au final je ne l'ai pas fait, et j'ai vraiment bien fait.

Aujourd'hui c'est une nouvelle aventure qui a commencé, une nouvelle histoire, tout, de nouveaux amis. Je pense que je suis encore plus heureuse avec eux, mais c'est juste différent, et nouveau, donc magique. Ils représentent des étincelles dans mes yeux, ils sont ce qui me pousse à me lever, le matin, quand il pleut dehors et qu'on à une sale journée de cours. Une sale journée, des tas de devoirs, qui te prennent la tête et te stressent. Ces jours ou la pluie qui tombe semble fortement représenter les larmes que tu aimerais laisser couler le long de tes joues.
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# Posté le lundi 20 avril 2009 13:01

Passionnée

Passionnée
Et si je n'étais qu'une simple répétition, un fait déjà produit dans sa vie ? Un rien nouveau, ni de magique ni d'inconnu. Plus aucune exceptionnalité. Les mois passent et chaque fois je crois que ça ne pourra être mieux. Chaque fois je me dis que j'ai eu tort, et je ne cesse de m'en rapprocher, devenant mon essentiel, mon moi en lui. L'impression de perdre mon temps lorsqu'il n'est pas présent. Manque d'une partie de sois. Si bien intégrée, toujours ensemble. C'est alors que j'ai des difficultés à imaginer comment je faisais avant. Un attachement toujours plus fort, après des désaccords plus ou moins tenaces, et persistants. Un confident, un proche comme personne, une aide, une personne qui partagerait avec toi, comme si c'était sa vraie moitié... Cette personne qui se transforme en ennemi bien plus redoutable que tout autre quand cela ne va pas, car on ne peut pas se contenter de le détester. On doit le détester mal grès nous alors qu'on l'aime. Obligation rude et destructrice des plus tenaces. Notre esprit se trouve rongé, n'ayant de pensée que pour cette même personne, cherchant tous les moyens pour résoudre, ou pour enfin réussir un jour à s'en passer. Persuadé. Déterminé. Cette fois c'est fini, je l'oublierais. Il en a trop fait. On s'enferme, on croit être heureux en se privant tout seul de sa présence, qu'on espèrerais tant. Pas de nouvelles. Et on craque. Impossible, le moindre signe de sa part, et on fond en larme dans ses bras, n'attendant au fond de nous que ce moment là.

On ressent les besoins de tout connaître autour de lui. Combler cet être à la perfection. S'ajouter, s'initier, peu importe, mais être là, son ombre, sa respiration. La seule, l'unique. Mais on doute, on ne peut s'en empêcher, pourtant tout va parfaitement dans la vie réelle. Mais une chose seulement. Une chose, qui fait que tout balance et renverse l'esprit, en une fraction de secondes, une chose inconnue, immaîtrisable. Voilà, c'est sûrement cela. Ce que l'on ne maîtrise pas nous fait peur, c'est pourquoi on voudrait tout savoir. Mais ce n'est malheureusement pas le cas. Ou peut-être es-ce le mystère qui nous rattache a lui, ce lien indescriptible dont on craint qu'il se brise un jour. Des chansons tristes, des larmes, des pensées qui s'évadent. Ce désir si intense, qui nous trotte, et sur lequel on tente d'en savoir un peu plus chaque fois. Mais cela attisant tant notre curiosité, presque envahissante, le cercle se referme et il deviens alors plus difficile encore d'en savoir. Et peut-être on devient parano, se disant bien qu'on touche au sujet sensible, et « qu'on avais raison ». On aimerait s'auto satisfaire n'ayant que notre confiance à partager. Ce serait tellement plus simple. Tellement plus triste, peut-être. Tellement plus heureux et malheureux à la fois. C'est difficile à dire.

# Posté le samedi 30 août 2008 15:18

Modifié le samedi 11 juillet 2009 07:29